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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 16:17

 


«...hagards de rage et d'impuissance.» 
«...abandon de soi au cours pesant et lents des choses...»Patrick Declerck LES NAUFRAGÉS

 

 

 


 

LA BILE NOIRE

 

 

LA BILE NOIRE

Huile sur toile 100x81cm

2010

 

 

 

La Bile Noire,  attente en mélancolie.
Attente en destin non maîtrisé.
L’attente des êtres «infâmes», êtres sans réputation.
Une mélancolie, être là  laissé pour compte: «...l’immobilité ahurie d’une durée vide...» Philippe Forest LE SIÈCLE DES NUAGES


L'autre dans son étrangeté  mais qui n’engage pas immédiatement l’empathie..
La différence, là, un visage peu amène, crâne chauve.

Quand l’espace ne peut contenir même s’il est plus grand que le corps. Un espace, malgré sa taille, restreint, impuissant.

Face sans cheveux, tronquée.
Pas immédiatement identifiable.
Pas immédiatement catégorisable.
L’Autre.
Quand l’empathie n’est pas dans l’allant.

Figure immergée dans le fond, engloutie quand l’espace broie.
Manque de repère spatial.
Le corps émerge mais le vêtement se noie dans l’espace, s’oublie.

 

 

LA BILE NOIRE détail

 

 

LA BILE NOIRE détail

 

 

LA BILE NOIRE

Détail

 

 

 

 

 

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commentaires

Erik SHAHAM 01/03/2011 16:54


Tombé par hasard sur ce beau travail en errant etc... C'est tout à fait ça la bile noire. Encore que je trouve à cette toile une couleur chaude qu'on n'a pas dans ces moments-là. Ou peut-être que
moi je n'ai pas mais que d'autres ont (sans en faire une généralité).
Ce ne sont pas des moments faciles, j'espère que l'Artiste n'a pas souffert de ça.
Très beau travail. Vraiment.


01/03/2011 20:51



Merci pour votre commentaire : les réactions sont toujours une attente.



Lucette 28/10/2010 11:46


Un X, une croix de saint André inégale ! Je ne puis désigner autrement que "Madame X", cette inconnue pourtant si proche de moi, que je lui trouve un air familier.
Madame x fait corps avec l’humilité de sa vie.
Tout converge vers le bas comme dans un sac.
Entre les manettes, émerge un volume posé là en surplomb,
pour ne pas l’écraser avec le reste des denrées ensachées.
Précieux, on le garde entre les mains alors qu’il rend pourtant malaisé la préhension du sac.
Ce volume là n’est pas un chou.
C’est une tête au visage tombé et au regard intérieur.
Il invite à entrer pour explorer cette assise en poire.
Que se prépare-t-il dans ce ventre féminin ?
Que sont les basses œuvres en gestation ?
Quelles eaux pourraient sortir pour faire du bien ?
Quoi d'autre?
Désespérés les pieds se joignent et les orteils se crispent dans une énergie de survie pour tenter pour d’arrêter l’engloutissement.
Entrée dans l’affaire par les yeux, on vient s’acculer dans les orteils
et on sait qu'on sait.


Bien à toi. Je te bise aussi
J’aime ton travail
Lucette


28/10/2010 20:28



Superbe ton texte.


Il lui faudrait une visibilité.


Ça me plaît que mon travail fasse réagir et agir: une résonance.


Merci!



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