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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 07:16

 

 

ROSALIE PRUDENT

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ROSALIE PRUDENT

 

 

 

 

ROSALIE PRUDENT

 

 

Meuble-Malle 125cmx60cmx24cm

Carton, coton brodé, bandes adhésives, ballons de baudruche.

 

 

 

 

De la grâce et du funèbre.

Des sutures, des coutures.
L’espace humain étréci au contenant d’une malle-valise.
Se bricoler une vie.
Les objets patiemment accumulés : collecter l’histoire contée comme les pièces du procès.
Une sédimentation de mémoire.


ROSALIE PRUDENT
Se bricoler une vie, malgré tout. Faire avec. Patiemment créer un univers capable d'accueillir.
À travers la malle, la valise (espace réduit, mobile et essentiel), je compose le quotidien maternant de Rosalie patiemment élaboré, réalisé, organisé.
Rosalie Prudent organise et «pré-voit» un futur pour son enfant et elle. Elle s’attelle à la réalité, à la vie qui lui est échue, la prend en main, jusqu’à ce que l’impensé survienne, créant un gouffre. Quand la prudence et la résignation échouent devant la béance du réel.

J’aime sortir, extirper du possible d’un pauvre morceau de tissu usé jusqu’à la trame, d’un emballage de carton abandonné : stratégie de l’économie.

Tout son bien est dans son corps ; espace moulé à déplier, fermé sur lui-même dont elle organise le devenir.
À côté, je pose cet espace basique, un parallélépipède ancré sur le sol, fermement dans le réel, une enveloppe, un contenant organisé faisant écho à l’espace utérin, organique : les deux espaces sont à déplier. Une continuité.

 

 

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commentaires

Lucette 10/06/2011 11:31


Rosalie Prudent
qui sait cette fleur suave
qu’une brune sèche lave
c’est un procès qui l’a salie
plus bonne qu’aux orties
SÉDUITE TROUSSÉE PIÉGÉE
pied à pied pour son petit
broderie d’un trousseau joli
aiguilles jamais lassées
le mauvais œil elle veut crever

seule au jardin elle dure
son fruit n’est pas encore mûr

bouton de rose elle le tait
ouvrant son ventre bouche bée
ses deux enfants qu’elle a tenus
chauds beaux et nus elle se tut
SUPPRIMER EN SECRET
sous ses mains un râle les prit
de leurs vies elle paie le prix
rude en terre les a couchés
serrés ensemble abandonnés

aux joues salées le cœur fermé
abattue il lui faudra durer
L.Th. 06/2011


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  • : Agnès Mariller
  • : "Blog d'atelier" La recherche, le travail dans leur élaboration.
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