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Les titres soulignés renvoient à de plus amples explications et détails du travail.


APNÉE
 
Installation d'après Les MÉTAMORPHOSES d'OVIDE
Philomèle et Procnée, Livre VI.

 

 

 

Souffle coupé, mutisme infligé.
Travailler le mythe de Procné et Philomèle raconté par Ovide (Les Métamorphoses Livre VI) en liaison avec le contemporain.


Deux soeurs, deux princesses athéniennes.
Procné est mariée à un roi Thrace, Térée et emmenée au loin, dans son pays.
Ils ont un enfant mais Procné se languit de sa soeur et demande à son mari d’aller la chercher. Ce qu’il fait.


Sur le chemin de retour, Térée viole sa belle soeur, Philomèle. À leur arrivée, lui ayant coupé la langue afin qu’elle ne puisse témoigner, il l’enferme dans une bergerie.


«...la langue elle-même tombe et, toute frémissante, murmure encore sur la terre noire de sang ; comme frétille la queue d’un serpent mutilé...» Ovide


Privée de parole, Philomèle tissera son histoire pour la faire connaître à sa soeur : «sa bouche muette ne peut révéler le forfait. Mais l’ingéniosité de la douleur est infinie et le malheur fait naître l’adresse. Par ruse habile, ayant suspendu la chaîne d’une toile à un métier barbare, elle tisse à travers ses fils blancs des lettres de pourpre qui dénoncent le crime.» Ovide



Cette installation veut aussi lier cette histoire à la quotidienneté contemporaine des exclus. Rendre compte de ce même outrage, de cette même parole niée, de cette même déshumanisation par le rejet, dans un «en-dehors», dans la «jungle», en clandestins, en transit, refoulés, vivant dans «des niches humaines».
 

CABANE
 CABANE


SECRET-AIRE

SECRET-AIRE

VIOL 9

VIOL 9
Broderie sur drap avec gaze 1/9




LANGUE

LANGUE


___________________________



LIEN
 

La recherche se laisse guider par « une inextricable pelote de cheminements aveugles » (Jean-Christophe Bailly) dans lesquels la lecture apporte ces liens, ces ponts qui aident le travail plastique, le fait déborder, rebondir.

Ce travail sur le lien veut jouer sur la polysémie du terme, en utilisant « l'aspect rhizomatique du déploiement » (J-C Bailly). La notion de lien renvoie aussi bien à la liaison, au pont qu'à l'entrave, la strangulation, la contention.

Formellement, je travaille dans cette chaîne de relations autour de la main, espace de liaison : la main comme sujet (les toiles), la main comme outil (la broderie). Ce déploiement autour des toiles s'opère par le biais de la broderie. Ici, sur des bandes Velpeau déployées comme des phylactères d'où glissent des mots psalmodiés.

 

Tramer un espace où les éléments se conjuguent.


20092009-bis05791.JPG
INSTALLATION
Huiles sur toile/ broderies sur métis/ broderies sur bande Velpeau

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  • : Agnès Mariller
  • : "Blog d'atelier" La recherche, le travail dans leur élaboration.
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