Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 13:34

 

Graphite sur papier

30x50 cm

2017

DESSINS PRÉPARATOIRES

Graphite sur carnets

11x15 cm et 15x21 cm

2017

DESSINS PRÉPARATOIRES
DESSINS PRÉPARATOIRES

Graphite sur carnet

15x21 cm

2017

DESSINS PRÉPARATOIRES

Graphite sur carnet

15x21 cm

2017

Repost 0
Published by Agnès Mariller - dans Dessins
commenter cet article
17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 18:41
JACQUIE BARRAL : POUR LES DESSINS D'AGNÈS MARILLER

 

Ses personnages dessinés, universels compagnons, ont quelque chose de gothique. Ils détiennent ce trait du dessin de la fin du Moyen-Âge, une certaine raideur-rigueur. Un trait précis mais pas bavard, détaillé, mais pas pour rien. Quelque chose du dessin d’orfèvre. Époque où tout dessinateur se devait d’être graveur sur or ou argent, pour satisfaire les commandes aristocratiques et bourgeoises. 

 

Taillé en pointe dure, le crayon H vient creuser, ciseler le papier et le marquer en force, armé d’une décision implacable. Se marquent encore plus, les yeux, les mains, les points d’appui et d’articulation des figures entre elles. Elles s’agglutinent, développant un ballet plus ou moins farfelu finissant par dessiner un espace de danse qui pourrait bien être macabre, comme en a connu le quinzième siècle. Mais un macabre tempéré d’humour, de connivence ou de crudité, tant l’ornementation blasonnée du sexe féminin, attire notre regard déconcerté. Peu d’érotisme dans ces hymens, inscrits à la pointe du crayon. Sans doute sommes-nous face à une précision qui se voudrait plutôt clinique, neutralisée comme celles des gravures des Ève de l’avant Renaissance. Mais pour autant, ces fleurs féminines ouvragées, tournent à la parure brodée poussant le dessin à un point de raffinement.

 

Ces êtres en ribambelle ou grappe, forment un petit peuple qui nous interpelle. Ils viennent vers nous en fait, nous regardent, s’adressent à nous comme des admoniteurs, alors bien sûr on se laisse aller à dialoguer avec eux. Ils ne sont pas antipathiques, non, loin de là. Juste un peu troublants, non pas en raison de leur nudité, mais plutôt à cause de l’insistance de leurs regards.

Ils nous disent des choses entre l’Apocalypse de Saint-Jean et de vieilles histoires qui pourraient être de toujours, des contes de villages. Ils nous parlent, mais c’est une parole à peine audible. Ils nous parlent de la mort, ça c’est sûr, disent qu’ils y sont passés, peut-être, et que cela ne va pas tarder à nous arriver, aussi. Mais en même temps, ils ont ce côté bonhommes, humains, tellement fragilement humains que l’on a de la sympathie pour eux. 

 

Et puis, à bien les dévisager, même si leurs visages s’esquivent bizarrement dans un non-portrait, on se dit qu’ils sont dans le fond différents les uns des autres. À deuxième vue… qu’il y en a de plus tristes que d’autres, de plus finauds à la limite, de plus malins, mais qu’ils sont un peu de la même lignée, descendant d’une même source. Qu’ils se sont côtoyés et se côtoient encore. 

C’est un petit peuple assez drolatique, comme celui des contes de Balzac, faisant pastiche rabelaisien et citant des gravures oubliées mais bien anciennes.

 

Ils sont bien vieux et si près de nous. 

 

D’où sortent-ils donc (à part de l’imagination et du coup de crayon de l’artiste) ? Ils viennent de loin, ça c’est sûr, de très loin même pour nous le dire : qu’ils ont fait tout ce chemin pour se montrer à nous, aujourd’hui, tout nus sous notre regard interloqué dans le fond devant leur morbidesse, la très légère déchéance de leur corps, comme s’ils relevaient d’une Résurrection des morts, d’une vieille gravure médiévale, à laquelle ils n’auraient toujours rien compris… se demandant, inlassablement, pourquoi ils se devaient toujours d’être là.

À la limite, il semblerait presque nous demander une explication et nous voilà plutôt embarrassés de ne rien pouvoir leur dire à ces pauvres gens. Surtout le si grand, là, et si triste, qui tient un crâne comme le jeune homme et la mort des gravures allemandes. 

 

On voudrait pouvoir leur dire quelque chose de rassurant ou au moins d’humain, voire de tendre, car peut-être méritent-ils notre tendresse, qui sait, nous ne les connaissons pas, mais ils pourraient bien être nous...

Plus nous les voyons et plus ils nous renvoient à nous-mêmes d’ailleurs. 

Nous disent-ils notre piètre condition humaine, absurde par excellence ? 

Nous disent-ils qu’ils ont passé le fleuve, la grande rivière noire de l’oubli et qu’ils se retrouvent ainsi comme des êtres quasi semblables, car tout ce qui avait pu les distinguer n’était que falbalas et balivernes sociales dont ils sont aujourd’hui dépouillés. 

Oui, ce serait un peu cela : des êtres dépouillés de tout.

 

Et puis cette petite foule sans cheveux, crânes rasés, aux corps féminins qui se voudraient vieillissant, allant vers le destin de la belle Heaulmière, nous rappellerait bien d’autres foules en péril et en proie à une Apocalypse que nous connaissons bien, celle de tous les chassés du Paradis. Celle des peuples martyrisés des grandes errances. Celle de femmes partant inexorablement vers la mort : images inoubliables.

 

A la lecture des dessins d’Agnès Mariller, viennent à l’esprit des choses troublantes, des références qui s’entrechoquent, en décalage, voire en opposition. Gravité extrême et dérision affirmée. Les vanités se convoquent avec un nez de clown devenant l’accessoire privilégié de ces ballets étranges, presque mythologiques. Toujours ces pirouettes et acrobaties entre mélancolie et tendresse.

Nous murmure-t-il, ce peuple envahisseur de carnets et de feuilles de papier, que la vie n’est que le revers de la mort ? Pas l’envers non, le revers. Ce qui n’est pas tout-à-fait la même chose.

 

Jacquie Barral, été 2017.

JACQUIE BARRAL : POUR LES DESSINS D'AGNÈS MARILLER
JACQUIE BARRAL : POUR LES DESSINS D'AGNÈS MARILLER
JACQUIE BARRAL : POUR LES DESSINS D'AGNÈS MARILLER
JACQUIE BARRAL : POUR LES DESSINS D'AGNÈS MARILLER
Repost 0
10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 16:14

 

ANTIENNE

28 huiles sur papier 

10x15 cm chacune

2017

Antienne : Mot liturgique désignant le refrain après chaque verset d'un psaume, exécuté à l'origine par deux choeurs alternés, et certains hymnes et prières, il a pris (XVI° s.) le sens figuré et péjoratif de "chose qu'on ressasse" (...)  Dictionnaire historique de la langue française sous la direction d'Alain Rey

ANTIENNE
ANTIENNE
ANTIENNE
ANTIENNE
ANTIENNE
ANTIENNE
ANTIENNE
ANTIENNE

ANTIENNE

Huile sur papier avec motifs légers, ton sur ton

10x15 cm

2017

ANTIENNE
ANTIENNE

ANTIENNE

Préparation

Repost 0
Published by Agnès Mariller - dans Petites Pièces
commenter cet article
10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 16:03

 

CASCADE

Graphite avec rehauts de gouache sur carnet japonais Moleskine®

14x270 cm

2017

CASCADE : carnet japonais
CASCADE : carnet japonais
CASCADE : carnet japonais
CASCADE : carnet japonais
CASCADE : carnet japonais

CASCADE

Détails 

2017

CASCADE : carnet japonais
CASCADE : carnet japonais
CASCADE : carnet japonais
CASCADE : carnet japonais
CASCADE : carnet japonais

CASCADE

Détails 

2017

CASCADE : carnet japonais

CASCADE

Détail

2017

Repost 0
Published by Agnès Mariller - dans CARNET
commenter cet article
10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 15:44

 

OH LES CONS

Graphite avec rehauts de gouache sur carnet japonais Moleskine®

14x270 cm

2017

OH LES CONS : carnet japonais
OH LES CONS : carnet japonais

OH LES CONS

Détails

OH LES CONS : carnet japonais
OH LES CONS : carnet japonais
OH LES CONS : carnet japonais
OH LES CONS : carnet japonais
OH LES CONS : carnet japonais
OH LES CONS : carnet japonais
OH LES CONS : carnet japonais
OH LES CONS : carnet japonais
OH LES CONS : carnet japonais
OH LES CONS : carnet japonais

OH LES CONS

Détails

Repost 0
10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 15:23

 

GESTICULATIONS

Graphite avec rehauts de gouache sur carnet japonais Moleskine®

14x270 cm

2017

GESTICULATIONS : carnet japonais
GESTICULATIONS : carnet japonais
GESTICULATIONS : carnet japonais
GESTICULATIONS : carnet japonais
GESTICULATIONS : carnet japonais
GESTICULATIONS : carnet japonais
GESTICULATIONS : carnet japonais
GESTICULATIONS : carnet japonais
GESTICULATIONS : carnet japonais

GESTICULATIONS

Détails

Repost 0
Published by Agnès Mariller - dans CARNET
commenter cet article
9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 17:49

 

BIDON

Huile sur toile

180x80 cm

2017

BIDON : - récipient portatif et fermé

              - faux, simulé

 

Je m’insère à pas feutrés dans la représentation de Madeleine, figure de l’histoire de la peinture que je m’approprie, que je visite.

 

Marie-Madeleine est picturalement présente dans les crucifixions, les mises au tombeau, elle est celle qu’on reconnaît dans le groupe à ses cheveux dénoués et à son pot d’onguent. Chevelure libre et petit vase de parfum sont ses emblèmes. 

Repentante, elle est représentée le regard perdu, la main posée sur un crâne (cf Georges de la Tour, La Carvage)

 

 

Le pot de parfum est ici un bidon renversé qui semble un visage, un masque (persona en latin signifie masque), un alter ego et le crâne posé sur le tabouret d’atelier, un memento mori .

 

Voilà, c’est ici que je me faufile, dans cette représentation et la tire à moi, la fait mienne.

Dans l’aspect vain de toute vie et de sa représentation, son côté bidon entre questionnement , interrogation et autodérision.

Ah! Par contre les cheveux manquent....

BIDON
BIDON
BIDON

BIDON

Détails

BIDON
BIDON
BIDON
BIDON

BIDON

Détails

BIDON
BIDON
BIDON
BIDON

BIDON

Détails

BIDON

BIDON

Détails

Repost 0
Published by Agnès Mariller - dans Huiles sur toile
commenter cet article
13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 16:32
Repost 0
Published by marilleragnes
commenter cet article
13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 16:30
Repost 0
Published by marilleragnes
commenter cet article
13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 16:29
Repost 0
Published by marilleragnes
commenter cet article

Présentation

  • : Agnès Mariller
  • : "Blog d'atelier" La recherche, le travail dans leur élaboration.
  • Contact

Recherche