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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 08:57










LES PERRUCHES






PERRUCHE 1
Huile sur toile 116x89cm
20009



Détails




PERRUCHE 2
Huile sur toile 116x89cm
2009


Détail

 Travailler le dérisoire

 - Ce corps enfermé dans un espace, l'espace clos du châssis : une cage.

- Le buste tassé, le visage coupé ; difficile de se conformer à l'espace.

- Prendre appui sur les bords de la toile : un repère.

- Cette main tendue, doigts déployés comme une aile.

- Ces jambes ballantes : le perchoir.

- Ces deux mains qui se cherchent, s'appellent : contact impossible, la déliaison du tactile.

 

 

 

 

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 18:04





LA LIGNE DE FLOTTAISON
huile sur toile
97x195cm
2009




La flottaison, une ligne, une infime surface : là où ça tient un peu. L'inertie comme solution pour (se) main-tenir à flot.

Le fait d'utiliser plusieurs figures permet de jouer sur cet incertain -qui porte-qui soutient-qui est porté- qui est soutenu-.J'aime travailler sur cette indécision : toujours ce jeu de liens inextricables et indiscernables.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Miniature ou échelle un, c'est jouer avec le regard, jouer avec le déplacement. Le grand impose, le réduit s'impose.

La miniature impose l'approche, l'attention. Au dessus de l'échelle un, la taille impose le retrait pour englober l'image, l'avancée pour capter le peindre, les strates de matière et couleur. Le spectateur est mené dans un jeu de déplacement, « une chorégraphie ». Mais lui seul décide d'entrer ou de refuser cette danse du regard.










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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 17:38







MASCARADE

huile sur toile
195x130cm
2009


«  Un masque est un visage qui cachemontre, un masque moque. Un masque en dit longs, c'est-à-dire, trop long, pas assez long et rien du tout. Un tas d'êtres en entrelacement se tapit dans le masque. » Hélène Cixous Ciguë

 

 

 

 

 

Au sujet de la peinture et non plus de l'image.

 

 

 



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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 11:50





« ...ces existences portées jusqu'à l'extrême public, ces patientes appropriations d'un coin de rue, d'un trottoir, et ces vies dissolues dans le mouvement et le passage. » Philippe Vasset Un livre blanc

 

 

 

 

 

RELÉGUÉE

 

huile sur toile

195x130cm

2009

 

 

 

RELÉGUÉE : fragment de réel qui fait irruption.

 

 

 

 

Utiliser la combinaison, le tissage de cette rencontre visuelle dans une galerie marchande, la lecture de Un livre blanc de Philippe Vasset, l'implication  sur ce terrain de l'installation de Barthélémy Toguo Climbing down et la lecture de Triste Pontiques d'Ovide (traduction de Marie Darrieussecq).

 

Toujours travailler sur ces frottements, avec ces frictions.

 

« ...va tout simple

sans ornements savants

comme il sied aux exilés

 

un habit de tous les jours

les déshérités ne portent pas de pourpre... » Ovide

 

L'espace de la toile reprend ces espaces blancs, ces espaces de relégation.

« ..les  blancs de la carte masquaient, c'était clair, non pas l'étrange, mais le honteux, l'inacceptable, l'à peine croyable..» Philippe Vasset

 

 Le corps est laissé sans ombre portée, comme sans matérialité. Le siège lui aussi disparaît, ne reste qu'à l'état de trace, d'ébauche. Corps et sac sont dans une lévitation de non appropriation, de non reconnaissance. Le corps est là  mais sa présence n'est pas prise en compte dans l'espace social, il est en marge.

 

« Le dénuement d'ordinaire relégué à la périphérie ou aux profondeurs de la ville affleurait à la surface et s'affichait en pleine lumière. » Philippe Vasset

 

 

 

PETITE RELÉGUÉE

huile sur toile

24x16cm

2009

Collection Particulière

 

 

 

 

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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 10:12



« La tête, le visage, c'est ainsi dans un être ce que d'abord on voit, ce qui transparaît de chacun sur sa face, ce qui l'identifie et le fait reconnaître dès lors qu'il est présent au regard d'autrui. » Jean-Pierre Vernant L'individu, la mort, l'amour

«  Le visage se refuse à la possession, à mes pouvoirs. Dans son épiphanie, dans l'expression, le sensible encore saisissable se mue en résistance totale à la prise. » Emmanuel Lévinas Totalité et infini





Cette peinture qui ne fait que montrer, pointer, se nourrit ici du « frottement », de l'approche de Lévinas en relation avec Vernant.






KÁRA 1
Huile sur toile 54x65cm 2009


KÁRA 2
Huile sur toile 54x65cm 2009


KÁRA 3
Huile sur toile 54x65cm 2009



Après le corps dans la filiation [LIÉ], je retrouve le corps inscrit, marqué par l'Histoire, porteur d'Histoire. Ce travail reprend les notions grecques  de kára , « la tête avec valeur métonymique...une façon de dire l'homme lui-même, comme individu. » énoncées par Vernant et déjà approchées dans Trophées qui travaillait l'altération par le grotesque, ici le visage est nié par la disparition..

Montrer à travers la trivialité voire l'obscénité du sac poubelle, ces sacs-là associés à Abou Ghraib,  montrer donc « l'outrage qui s'attaque à l'intégrité du corps humain »(Vernant) en s'attaquant en premier lieu au visage  car porteur de cette « valeur métonymique » de l'humain, de l'individu.

 

 

 

« Tuer n'est pas dominer mais anéantir, renoncer absolument à la compréhension. Le meurtre exerce un pouvoir sur ce qui échappe au pouvoir...L'altérité qui s'exprime  dans le visage fournit l'unique matière  à la négation totale » Emmanuel Lévinas Totalité et infini


« Dans la mort, les humains sont appelés des « têtes », mais encapuchonnées de nuit, enveloppées de ténèbres, sans visage. » Jean-Pierre Vernant L'individu, la mort, l'amour





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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 10:06




La Benoîte
Huile sur toile 81x100cm 2009


 





Huile sur toile 81x100cm                    


     
                           

Huile sur toile 22x27cm et 18x12cm


Cherchant des masques dans des magasins de farces et attrapes, ne trouvant que des masques d'animaux, je me suis penchée sur la question animale.


Ces jeux de masques en parallèle avec le corps ont fait émerger l'image du Gille de Watteau. Alors dans la continuité du travail et ce chevauchement, croisement texte-image, il fallait dire l'ahurissement, l'hébétude du corps donné, livré comme celle du regard animal.


« ...dans l'ouverture humide de l'œil qui voit, qui voit ce qu'il ne peut saisir et qui, saisissant  qu'il ne saisit pas, regarde, regarde sans fin. » Jean- Christophe Bailly Le Versant Animal

Travailler ce croisement humanité-animalité c'est essayer de travailler  dans cette « nappe phréatique  du sensible » commune aux deux.


L'achat de masques m'a  donc menée de façon très prosaïque  et accidentelle vers la question de l'animalité. Et dans cette peinture qui revendique le grotesque et l'absurdité, cet accident-là était une vraie aubaine.




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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 12:50










Huiles sur toile 27x22cm 2009

Petites études dans lesquelles faire sentir tout le poids du corps, toute sa pesanteur.






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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 21:22





Dead Woman Walking
Collection particulière
Huile sur toile 90x170cm
2009







Dead Woman Walking détails

Laisser apparaître les soubassements, les strates de la peinture comme une complexité du réel.





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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 17:43



TROPHEES
Quatre huiles sur toile de 22x27cm
 2009













«  Nous sommes travaillés par les événements » Laurent Mauvignier

« …kára, la tête, avec valeur métonymique : la partie pour le tout. Même dans ce cas la tête n’est pas équivalente au corps ; elle est façon de dire l’homme lui-même, comme individu. Dans la mort, les humains sont appelés des « têtes », mais encapuchonnées de nuit, enveloppées de ténèbres, sans visage. »  Jean-Pierre Vernant L’individu, la mort, l’amour

 

Ici travaillant avec le visage seul, je veux utiliser cette notion pour prendre des bribes de réel et en rendre compte. Mais cette violence du réel, je veux la prendre avec distance, la travailler avec décalage. C’est pourquoi j’utilise cet objet insolite, le nez rouge.

La notion de trophée se rapporte à l’ignominie des photos et vidéos des avilissements, tortures faites aux êtres. Dans ces atteintes aux personnes, l’atteinte au visage est la première puis arrive la déshumanisation, la négation de l’humanité et le rapprochement de l’individu avec l’animal.

Voilà, ces Trophées sont d’infimes traces de ces événements et comportements, mais traces tout de même.









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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 17:25




Glisser
Huile sur toile 100x100cm
Dernière toile de 2008
La taille, la forme des toiles disent l'humain. Souvent la toile est posée à même le sol.
 Tout doit être d'une envergure moyenne, à portée de main, puisque posant, je peins.

Pour Glisserl'évidence du Marat de David s'est imposée. Juste travailler le même bras droit pendant.

Le nez rouge a glissé dans la bouche, mascarade. Ne pas se prendre au sérieux même pour dire ce glissement,cette chute du corps, utiliser le grotesque, l'autodérision pour enlever du pathos.



Marat à son dernier soupir

David
1793
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