1 avril 2011
5
01
/04
/avril
/2011
06:12
LÀ : parce que l’angoisse réduit à l’ici et maintenant, Hoc et Nunc, un pur présent.
LÀ
Huile sur toile 146x97cm
2011
LÀ : couper un morceau de réel et travailler à sa représentation, de la photo me vient ce besoin de morcellement.
Extraire une partie pour dire un tout, d’où la coupe dans les corps.
Simplement indiquer que ÇÀ continue au-delà, au-delà de la vue, du montré, sans être signifié.
Parcelle.
Toujours le corps contraint dans l'espace restreint de la toile.
Le collant, les chairs : hiatus dans la représentation, jeu aussi avec le peindre.
Jouer avec la scansion des jambes gainées.
LÀ
Détail
LÀ
Détail
LÀ
Détail
LÀ
Détail
4 mars 2011
5
04
/03
/mars
/2011
09:28
LES DÉMONS
pour C.
Huile sur toile 100x100cm
2011
L’humain, le faillible est retranscrit par une touche brouillée, floue sans sûreté tandis que la poupée, le masque, je les veux de cette froideur de touche, un lissé.
Par les différentes strates de couleurs affleurantes, dire la complexité de l’humain, comme celle du corps.
LES DÉMONS
pour C.
Détail
Des poupées comme des souffrances rigolardes, grinçantes de l’enfance.
LES DÉMONS
pour C.
Détail
Même si le masque oblitère, il «cache-montre» à travers l'ahurissement du regard souligné, livré.
Le masque souligne un regard, des yeux inflexibles qui ne cillent pas.
Des yeux forcément ouverts qui exhibent la profondeur du gouffre. Les yeux béent.
LES DÉMONS
pour C.
Détail
LES DÉMONS
pour C.
Détail
11 février 2011
5
11
/02
/février
/2011
09:26
QUOI? 1
Huile sur toile 100x81cm
2011
QUOI? 2
Huile sur toile 55x46cm
2011
QUOI? 3
Huile sur toile 55x38cm
2011
L’oeillet dans la main comme une misérable ombrelle, pour tenter de ne pas perdre l’équilibre : vain et grotesque.
Difficile de représenter une fleur sans tomber dans la mièvrerie: de rage, l’oeillet, je l’ai effacé. Ne reste que la béance de la tache. une tache dans le cou, une tige portant une tache et le regard interloqué d’un questionnement sans fond. Un regard comme pris au dépourvu.
Là, le crâne nu se veut comme un brouillage : ce personnage tend à une dilution asexuée, à «l’universalité».
Dirck JACOBSZ, Pompejus Occo 1531
L’oeillet traditionnellement la métaphore de la fragilité des choses terrestres.
Thème récurrent dans les vanités des XV° et XVI° siècles repris aussi par Otto Dix dans un travail utilisant la technique des primitifs flamands.
Otto Dix, Autoportrait 1912
20 décembre 2010
1
20
/12
/décembre
/2010
12:56
Tenir, une injonction : tenir malgré, supporter l’Autre dans sa différence qui me ressemble, supporter et/ou contraindre et/ou faire chuter.
Un espace incertain, simplement un espace de peinture qui refuse toute narration.
TENIR
Huile sur toile 130x200cm
2010
L’image révèle un entrelacs en trois niveaux les pieds, les mains, les faces.
Les objets (combinaison, gants en latex) sont là comme une scansion, des éléments auxquels le regardeur peut se rattacher. Éléments à décrypter qui par leur prosaïsme rattachent au réel.
Le gant en latex est là comme le détail commun au soin et la répression : détail du contact différé, un toucher avec intermédiaire. Seules les chaleurs communiquent.
Corps vils, avilis avec cette propreté ultime, outrageante du crâne rasé, un crâne-peau.
Aucun regard, ils sont oblitérés, soit refusés, soit niés par le recouvrement.
Seules les mains font contact.
Détail
Détail
Détail
21 octobre 2010
4
21
/10
/octobre
/2010
16:17
«...hagards de rage et d'impuissance.»
«...abandon de soi au cours pesant et lents des choses...»Patrick Declerck LES NAUFRAGÉS
LA BILE NOIRE
Huile sur toile 100x81cm
2010
La Bile Noire, attente en mélancolie.
Attente en destin non maîtrisé.
L’attente des êtres «infâmes», êtres sans réputation.
Une mélancolie, être là laissé pour compte: «...l’immobilité ahurie d’une durée vide...» Philippe Forest LE SIÈCLE DES NUAGES
L'autre dans son étrangeté mais qui n’engage pas immédiatement l’empathie..
La différence, là, un visage peu amène, crâne chauve.
Quand l’espace ne peut contenir même s’il est plus grand que le corps. Un espace, malgré sa taille, restreint, impuissant.
Face sans cheveux, tronquée.
Pas immédiatement identifiable.
Pas immédiatement catégorisable.
L’Autre.
Quand l’empathie n’est pas dans l’allant.
Figure immergée dans le fond, engloutie quand l’espace broie.
Manque de repère spatial.
Le corps émerge mais le vêtement se noie dans l’espace, s’oublie.
LA BILE NOIRE
Détail
7 octobre 2010
4
07
/10
/octobre
/2010
18:10
LES PLEURANTES
Huile sur toile en deux panneaux 154x100cm
2010
À Pleureuses, j'ai préféré Pleurantes.
J'aime la lourdeur, la pesanteur du participe présent.
De plus,Pleureuses, le terme était trop connoté dans la représentation, trop dans l’extériorité de la douleur.
Après BAUBÔ, cette toile découle de la description de la dépression de Déméter faite par Homère: «le visage défait, le corps rétracté, elle semblait une vieille femme, portant la tête basse, le regard éteint, fatigué...»
Pas de liaison des corps apposés.
Les corps vides du deuil.
Corps faibles, débiles. Toujours la chair, Memento mori.
Rien de lisse là dedans.
Comme le corps, la touche porte le temps, en est le témoin, à travers les strates (jus, coulures,..). Aux défauts du corps correspondent les strates de couleurs déposées, l’effleurement des couches successives laissant apparaître chacune d’elles.
Détail
Détail
14 juillet 2010
3
14
/07
/juillet
/2010
08:25
CORPS FLOTTANT
Huile sur toile
180x80cm
2010
Enfermée dans un corps abrupt, la main est un faible point d’appui, faiblement un point d’équilibre trouvé, un encrage.
Quand on tient là, juste dans le pincement, dans le contact entre un pouce et un index.
Et là cette faille dans la combinaison.
Points cruciaux: là pour tenir, là pour chuter.
Là, un point de tension.
Là, une fêlure.
CORPS FLOTTANT
Détail
CORPS FLOTTANT
Détails
20 mai 2010
4
20
/05
/mai
/2010
18:11
PAS DE DEUX: le mur
Je travaille la relation entre les toiles. Le mur de PAS DE DEUX pour jouer sur le morcellement de l’image, pour contrecarrer la totalisation de celle-ci.
Un éparpillement dans lequel les toiles sont en relation, en dialogue, en répons, se lisent les unes par rapport aux autres. Tailles différentes, détails et attitudes différents unifiés par le blanc de ce non-espace du fond qui s’évanouit, se dilue sur le mur. Au-delà de la toile, le mur participe à la construction du travail, aide au déploiement.
Collection particulière
PAS DE DEUX: Élément 1/6
Huile sur toile 97x73 cm
2010
Collection particulière
À comprendre comme l’on pourra. Soit un pas dansé, un concerto de corps, soit la négation de cette dualité, binôme sans échange.
Dialogue des matières représentées, combat, duel: échange. Ou au contraire refus de l’échange de ces deux matières trop antagonistes.
PAS DE DEUX: Élément 2/6
Huile sur toile 55x38 cm
2010
Collection Particulière
PAS DE DEUX: Élément 3/6
Huile sur toile 55x38 cm
2010
PAS DE DEUX: Élément 4/6
Huile sur toile 22x27 cm
2010
Le mutisme, essence de l’image peinte.
13 mai 2010
4
13
/05
/mai
/2010
18:57
Pas de Deux 6/6
Huile sur toile 14x18cm
2010
Pas de Deux 5/6
Huile sur toile 22x27cm
2010
Collection particulière
Published by Agnès Mariller
-
dans
Huiles sur toile
24 avril 2010
6
24
/04
/avril
/2010
20:32
Travailler le même corps mais dans la déviation ironique de la dérision.
Travailler l’antagonisme du corps vieillissant dans une pose "minaudante"; jouer l’autodérision après les Chtoniennes.
La bouée est un contrepoint au pathos, un dérisoire salvateur.
Le corps marqué émergeant du masque et de la bouée: deux peintures différentes, le rugueux contre le lisse.
POUPOU-PIDOU
Huile sur toile
180x80cm
2010
À chaque toile, tout reprendre. À chaque fois, à chaque fois être démunie face à la toile. Se battre avec du meuble, du fluctuant. Se battre pour comprendre un morceau de peau.
Angoisse de peindre ou trop mou, ou trop dur.
Sans fin le questionnement auquel souvent le résultat ne répond pas. Le doute.
Se battre avec la toile, pour qu’elle se laisse atteindre et comprendre.
Détail
Détail
Mon regard est sur le reflet à peine sur la palette.
Avec cet essai d’une nouvelle palette (couleurs brutes en sous-couche, mélangées en affleurement), la peau laisse deviner la complexité de la chair, de la viande dessous.
Encre, Aquarelle, Étiquette
12x17cm
2010