Le dernier acte est sanglant, quelque belle que soit la comédie en tout le reste. On jette enfin de la terre sur la tête et en voilà pour jamais.
Blaise Pascal
COMÉDIE 1
Huile sur toile
6 pièces
14x18 cm chacune
2015
COMÉDIE 1
Pièce à pièce
COMÉDIE 2
Huile sur toile
6 pièces
14x18 cm chacune
2015
COMÉDIE 2
Pièce à pièce
Fin d'un atelier, d'une vitrine, d'une rue.
Bernard Pharabet m'a donné quelques images de ces femmes dans le contexte de la rue...un grand merci à lui.
Je travaille dans mon nouvel espace. Certes, je n'ai plus de vitrine ni de lieu d'exposition, le stock est à l'étroit. Mais les conditions d'accueil sont bien meilleures. Vous n'aurez plus froid!
Alors n'hésitez à me rendre visite!
Photos Bernard Pharabet
HÉVEL
Détail
Taille du détail 6x9 cm
Graphite et rehauts de gouache sur papier
2015
HÉVEL
Détail 9x7cm
2015
"Tout est hével
voilà tout est vain
et poursuite du vent
Rien ne reste sous le soleil"
Paroles de Qohélet
Penchée, courbée sur le petit espace offert par le papier, je remonte le flux du carnet, sa ligne. L’idée émergée dans la tête transite par la main et se dépose via le dessin. La formation de l’enchevêtrement n’est pas préétablie, tête et main la découvrent au fur et à mesure.
J’aime cette économie de moyen un carnet industriel, quelques crayons de graphite. Trois crayons de même tendreté, seules leurs mines plus ou moins acérées ou émoussées les diffèrent et un quatrième plus tendre pour affirmer les noirs.
Économie des matériaux, économie du geste : le dépôt d’un peu de graphite sur du papier.
HÉVEL
Les dessins dans leur flux, leur déroulé sur les 270 cm du carnet.
2015
VIDES 1
Huile sur toile
100x81 cm
2015
VIDES 1
Détails
Vides sont les mains. Tout leur échappe.
Un corps de face, tronqué, impose sa nudité. Une nudité du vide.
Le corps et le visage sont là, sans prise, sans accroche comme les yeux clos l’indiquent.
Tout, le tout du regard face à ces toiles, glisse coule jusqu’aux mains. Mains dans une crispation douloureuse et impuissante.
Une crispation sans énergie, vide, vaine.
Le point ultime de VIDES 2 en est même un crâne.
Le crâne, un visage réduit à sa structure dont toute vie a fuit. Comme à travers les doigts écartés qui laissent fuir, échapper.
Des corps blancs d’énergie qui n’impriment aucune ombre portée, pas même cette présence-là.
Blancheur de l’impalpable.
Image d’un corps liquéfié, un «sac de peau», uniquement.
VIDES 2
Huile sur toile
100x81 cm
2015
VIDES 2
Détails