Les encres sur carnet, les essais.
Les encres sur carnet, les essais.
LES PLEURANTES
Huile sur toile en deux panneaux 154x100cm
2010
À Pleureuses, j'ai préféré Pleurantes.
J'aime la lourdeur, la pesanteur du participe présent.
De plus,Pleureuses, le terme était trop connoté dans la représentation, trop dans l’extériorité de la douleur.
Après BAUBÔ, cette toile découle de la description de la dépression de Déméter faite par Homère: «le visage défait, le corps rétracté, elle semblait une vieille femme, portant la tête basse, le regard éteint, fatigué...»
Pas de liaison des corps apposés.
Les corps vides du deuil.
Corps faibles, débiles. Toujours la chair, Memento mori.
Rien de lisse là dedans.
Comme le corps, la touche porte le temps, en est le témoin, à travers les strates (jus, coulures,..). Aux défauts du corps correspondent les strates de couleurs déposées, l’effleurement des couches successives laissant apparaître chacune d’elles.
Détail
Détail
La mise en place sur la toile m’est un travail laborieux, loin de l’émergence de l’idée dans le continu du travail.
Passer du croquis à cette mise en place. Passer du carnet à la retranscription du reflet. Il faut affronter la pose, que le corps trouve ses repères, que le corps, dans cette in-carnation, trouve sa place. Le regard surtout qui parfois est tordu, écartelé dans sa fonction, entre l’action de peindre et son appartenance au corps à représenter.
Mêmes difficultés partagées au niveau des yeux et de la main droite.
Encre
Dessins préparatoires
Encre
14x18 cm
2010
Dessins à partir de pailles de fer modelées, triturées. Utiliser cet embrouillamini, cet enchevêtrement «moussu» comme représentation d’une cavité.
Homère, Ovide, Euripide entre autres ont conté le mythe de Déméter endeuillée par la mort de sa fille.
Perséphone, fille de Déméter,a été enlevée par Hadès, le roi des enfers et violée dans le ventre de la terre.
Déméter sombre dans une profonde dépression.
Sa nourrice Baubô cherche un moyen de la tirer vers la vie. «D’un geste vif et subit, elle relève sa robe qui dévoile un visage peint sur son ventre, au dessus de la vulve tandis qu’elle se livre à une sorte de danse du ventre. Au rythme des mouvements de la danseuse le visage peint sur son ventre s’anime, semble rire de ses poses obscènes, fait des grimaces et le premier rire de Déméter, depuis longtemps, va aussi apparaître sur son propre visage».
Pièce de 18x24cm
Soie, broderie,perles
Baubô, nom de la nourrice salvatrice, peut aussi être employé comme nom commun pour désigner la vulve. En faire un objet , certes évocateur, mais aussi objet d’incertitudes, de sutures, couturé.
Dans le prolongement de ce mythe j’ai voulu animer mes toiles par un objet, une esthétique divertissante, une vulgarité réjouissante, un gros éclat de rire: libérateurs.
Baubô comme un contrepoint rigolard.
Détails
BAUBÔ 2
pièce de 28x15cm
Soie, broderie perles.
2010
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Le travail est reparti depuis quelque temps déjà.
Mais avant de réintervenir sur mon blog, je veux remercier mes visiteurs sans qui cette continuité de temps transformée en travail plastique serait "condamnée à aller se perdre comme une eau bue par le sable" Christophe Pradeau La Grande Sauvagerie.
Vos visites me portent, n'hésitez pas à commenter, critiquez.
Crayons de couleurs sur papier
18x24cm
2010
CORPS FLOTTANT
Huile sur toile
180x80cm
2010
Enfermée dans un corps abrupt, la main est un faible point d’appui, faiblement un point d’équilibre trouvé, un encrage.
Quand on tient là, juste dans le pincement, dans le contact entre un pouce et un index.
Et là cette faille dans la combinaison.
Points cruciaux: là pour tenir, là pour chuter.
Là, un point de tension.
Là, une fêlure.
CORPS FLOTTANT
Détail
CORPS FLOTTANT
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