
Nouvelle édition de la bibliothèque bleue.
Que faire?
S’y pencher en cette période de confinement du début avril 2020.
Petite discussion avec ma fille, Edmée, ma co-confinée.
Edmée me parle d’une chanson « Les Mots Bleus » interprétée par Johan Papaconstatino qui s’avère être une reprise de Christophe (où l’on découvre que de très nombreuses reprises ont été faites) qui ne fait pas partie de mon horizon.
Mais pourquoi pas… « ces mots bleus qu’on dit avec les yeux, qui rendent les gens heureux » ; c’est parti.
Ce texte en tête, le travail est engagé et se déploie.
Récupérer, glaner les matériaux, le bleu dans mon stock, jouer et associer.
L’écriture mais j’utilise le noir, alors trouver une vieille cartouche bleue pour mon stylo, acheter des stylos Bic bleus (ils ont accessibles dans les achats de première nécessité!), de vieilles feuilles de carbone, une machine à écrire dans laquelle les doigts se coincent.
Du fil pour broder glané dans un grenier qu’une femme inconnue avait précautionneusement collecté par couleur et emballé avec du papier de couleur similaire. Utiliser du vieux, du très vieux.
Et enfin, expérimenter le dessin au stylo, dompter ce petit instrument banal!
Variation sur
LES MOTS BLEUS
1974
Paroles Jean-Michel Jarre
Musique Christophe
LES MOTS BLEUS
2020
Dix feuilles (10x15 cm) associées en leporello présenté dans un coffret en carton
Dessin au stylo Bic chrystal light ®
Différents papiers
Broderie
Tapuscrit sur carbone
Estampage
Collage
Couture à la machine avec fil ou sans
Étiquette Dymo
LES MOTS BLEUS
Détails

SAVON
Huile sur toile
12x18 cm
2020
Représentation d’un morceau de savon sculpté par le frottement des mains, de différentes mains qui par leurs pressions ont modelé, marqué, meurtri sa surface.
Quand un morceau de savon usé, scarifié devient un rectangle de peinture abstraite : l’attrait de rendre les strates, les épaisseurs, les crevasses et surtout la translucidité de la matière.
Alors la peinture doit jouer soit avec les glacis soit avec l’épaisseur de la matière…sans parler des couleurs si nombreuses pour rendre ce qui semble être unicolore, monochrome.

« Quelle vanité que la peinture qui attire l’admiration par la ressemblance des choses dont on admire point les originaux! » Blaise Pascal
Le désir déjà lointain et toujours présent de me confronter à la représentation d’objets, d’objets sans qualité, in-fâmes. Et surtout essayer de résoudre la question poser par ces objets : les différents matériaux, les transparences, les opacités, les plis etc….
Les toiles précédentes (ACCROCHÉE) ont réactualisé ce désir de représentation.
Mon propos est de dépasser la simple nature morte; il m’a fallu structurer ces objets en accrochage, les installer, former une sorte de lien, encore comme dans mes accumulations de corps.
La problématique est similaire que la représentation se pose sur les corps ou les objets : lien et émergence/disparition.
Et puis cette pensée (si drôle et vraie) de Pascal en tête, travailler dans la difficulté, le doute mais surtout le plaisir.
OBJETS PANSÉS 1
Huile sur toile
40x55 cm
2020
OBJETS PANSÉS 2
Huile sur toile
55x38 cm
2020
OBJETS PANSÉS 3
Huile sur toile
40x55 cm
2020
OBJETS PANSÉS 1
Détails
OBJETS PANSÉS 2
Détails
OBJETS PANSÉS 3
Détails

SIDÉRÉS
21 Pièces
Huile sur papier apprêté sous caches diapo
5x5cm
2020
« […] l’enfermement horrifié dans ce moment suspendu. » Luc Lang Tentation
L’oeil ou plutôt le regard enfermé dans/par la sidération de ce qu’il voit ou que le corps ressent mais dont nous, spectateurs, sommes absents comme épargnés. Nous ne possédons que le regard comme constat, témoignage de ce qui nous échappe. Cette sidération nous échappe.
De la pure horreur de ce regard nous sommes exclus (protégés?)
Devant la pure horreur de ce regard nous sommes impuissants.
Le regard est enfermé dans un instant et l’image circonscrite par le cadre de la diapositive.
La diapositive : deux façons de la regarder, la projeter afin que l’image devienne tableau, scène incommensurable ou le plus souvent, petite chose insignifiante, un petit mouvement entre pouce et index porte la diapositive à l’oeil afin de discerner l’image.
Ici, le cache révèle le regard en focalisant ce détail et à la fois le jugule, le main-tient et le prend en main à la fois.
Regarder ce travail oblige à être oeil contre oeil : com-prendre
SIDÉRÉS
21 Pièces
Huile sur papier apprêté sous caches diapo
5x5cm
2020
SIDÉRÉ
Huile sur papier apprêté
8x8cm
2020
SIDÉRÉ
Huile sur papier apprêté
2020

Émergeant de l’obscurité, une lumière caresse et révèle les objets et le corps.
Les objets sont principaux, seule la lumière compense la ténuité du corps.
La construction de la toile est centrée autour de la main crispée et scandée par des verticales (escabeau, jambe) et des obliques (bras et scotch)
La lumière en bout d’escarpin appelle le regard vers le bas de la toile afin de contrebalancer les lumières de la partie haute de la toile.
Accrochée à un objet froid, métallique, anguleux, le personnage embrasse un coussin accroché là pour atténuer ce contact.
ACCROCHÉE
Huile sur toile
180x80 cm
2019
ACCROCHÉE
Détails

SANS TITRE
Autour d'une lithographie anatomique du XIX° siècle
Graphite, mine de plomb, crayons de couleur, acrylique, collage, gaufrage
50x50 cm
2019
SANS TITRE
Autour d'une lithographie anatomique du XIX° siècle
Graphite, mine de plomb, crayons de couleur, acrylique, collage, gaufrage
50x50 cm
2019
Détails

CHIMÈRE 1
Graphite autour d'une lithographie anatomique du XIX° siècle
30x40 cm
2019
CHIMÈRE 1
Détails
CHIMÈRE 2
Graphite autour d'une lithographie anatomique du XIX° siècle
21X29,7 cm
2019
CHIMÈRE 3
Graphite autour d'une lithographie anatomique du XIX° siècle
21X29,7 cm
2019
CHIMÈRE 4
Graphite autour d'une lithographie anatomique du XIX° siècle
30x40 cm
2019
CHIMÈRE 5
Graphite autour d'une lithographie anatomique du XIX° siècle
30x40 cm
2019