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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 08:06


Après un long arrêt, long, seulement au niveau de la production, je reprends le chemin du blog.
Je m'attelle à un long travail d' installation mêlant peinture et broderie.

Le prétexte, la base en est l'histoire de Procné et Philomèle . Histoire décrite par Ovide dans les Métamorphoses Livre VI et analysée par Françoise Frontisi-Ducroux dans Ouvrages de Dames Ariane, Hélène, Pénélope.


« Il était une fois un roi d’Athènes qui avait deux filles. Ainsi commence le conte cruel de Procné et Philomèle. Quand on est roi d’Athènes, on n’a  aucun mal à bien marier ses filles. Pourtant Pandion donne son aînée à un étranger. Celui-ci, Térée, est roi, certes, mais de Thrace, royaume lointain des contrées nordiques, à demi-barbares. Cette alliance un peu trop distante s’explique par des raisons politiques. Térée a rendu service au roi d’Athènes en lui apportant une aide militaire décisive dans une situation désespérée : Athènes assiégée par des peuples venus de la mer. Procné est donc sacrifiée à la Raison d’État. De ses premières années de mariage on ne sait pas grand-chose. La tragédie de Sophocle, Térée, qui la mettait en scène, est perdue : il n’en reste que des lambeaux difficiles à interpréter. L’un de ces fragments semble dire le déplaisir  de l’héroïne à se sentir déracinée, isolée dans un pays étranger, dans une langue incompréhensible. Térée lui a fait un enfant, un fils, le petit Itys, qui apparemment ne suffit pas à guérir sa tristesse. Dans ses Métamorphoses, Ovide comble les lacunes des témoignages grecs, en livrant tous les détails. Procné se languit de sa sœur Philomèle. Elle demande à lui rendre visite. Mais une épouse ne revient pas vers la maison de son père. Térée qui chérit Athènes et probablement  son beau-père, saute sur l’occasion d’un voyage et s’offre à aller chercher sa belle-sœur. Mais dès qu’il a vu la beauté de la jeune fille son sang s’est enflammé. C’est dû, explique Ovide, «  à une sensualité innée : on  est porté dans ces pays vers les plaisirs de Vénus ; le vice qui le ronge est le sien et celui de sa race ». Sur le chemin du retour, il viole Philomèle et lui coupe la langue pour l’empêcher de porter plainte. Mais elle réussit à avertir sa sœur en tissant au métier son horrible aventure. Les deux sœurs se vengent en découpant le petit Itys qu’elles servent, cuisiné, à son père. Elles s’enfuient vers Athènes, poursuivies par Térée, et tous sont métamorphosés en oiseaux, Procné en rossignol, Philomèle en Hirondelle, Térée en huppe et le petit Itys en roitelet. » 

Françoise Frontisi-Ducroux Ouvrages des Dames Ariane, Hélène, Pénélope…



Mon travail sera axé  sur la tragédie de Philomèle : le viol, la mutilation, la déshumanisation et cette voie qu'elle utilise pour informer sa soeur. " ...sa bouche muette ne peut révéler le forfait. Mais l'ingéniosité de la douleur est infinie et le malheur fait naître l'adresse."

Ovide Les Métamorphoses Livre VI Procné et Philomèle Traduction de Georges Lafaye

 

 

 

Tout d'abord le travail sur cette langue mutilée.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Langues de soie( 24 pièces) de trois rouges différents

avec cordonnets ou rubans

11x5cm à peu près.

 

 

« Philomèle tendait la gorge ; à la vue de l’épée, elle avait espéré la mort ; mais tandis que sa langue indignée invoque sans cesse son père et s’efforce de parler, Térée la lui saisit avec des pinces  et la coupe avec son épée barbare ; la racine de la langue s’agite au fond de la bouche ; la langue  elle-même tombe et, toute frémissante, murmure encore sur la terre noire de sang ; comme frétille la queue d’un serpent mutilé, elle palpite et, mourant, elle cherche à rejoindre le reste de la personne à qui elle appartient. »  Ovide Les Métamorphoses Livre VI Procné et Philomèle Traduction de Georges Lafaye


 

 


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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 12:26

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 08:30




Huile sur toile
Série de trois pièces de10x15cm
2009
Collection Particulière






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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 08:57










LES PERRUCHES






PERRUCHE 1
Huile sur toile 116x89cm
20009



Détails




PERRUCHE 2
Huile sur toile 116x89cm
2009


Détail

 Travailler le dérisoire

 - Ce corps enfermé dans un espace, l'espace clos du châssis : une cage.

- Le buste tassé, le visage coupé ; difficile de se conformer à l'espace.

- Prendre appui sur les bords de la toile : un repère.

- Cette main tendue, doigts déployés comme une aile.

- Ces jambes ballantes : le perchoir.

- Ces deux mains qui se cherchent, s'appellent : contact impossible, la déliaison du tactile.

 

 

 

 

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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 19:47





Trois petites pièces
Huile sur toile 18x42cm
2009
Collection Particulière
















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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 19:56
































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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 18:04





LA LIGNE DE FLOTTAISON
huile sur toile
97x195cm
2009




La flottaison, une ligne, une infime surface : là où ça tient un peu. L'inertie comme solution pour (se) main-tenir à flot.

Le fait d'utiliser plusieurs figures permet de jouer sur cet incertain -qui porte-qui soutient-qui est porté- qui est soutenu-.J'aime travailler sur cette indécision : toujours ce jeu de liens inextricables et indiscernables.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Miniature ou échelle un, c'est jouer avec le regard, jouer avec le déplacement. Le grand impose, le réduit s'impose.

La miniature impose l'approche, l'attention. Au dessus de l'échelle un, la taille impose le retrait pour englober l'image, l'avancée pour capter le peindre, les strates de matière et couleur. Le spectateur est mené dans un jeu de déplacement, « une chorégraphie ». Mais lui seul décide d'entrer ou de refuser cette danse du regard.










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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 17:30







Huile sur toile
24x16cm
2009

Les petites toiles comme un bafouillage, un bégaiement de l'image. Une petite liberté octroyée, qui s'extrait du réel,  de sa représentation.



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31 mai 2009 7 31 /05 /mai /2009 16:31

































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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 05:57




Par extension, après TROPHÉES, KÁRA, poursuivre cette atteinte faite au visage, cet « encapuchonnement » en travaillant le visage voilé.

 

 

 

 

 

 

 

Travailler sur la combinaison recouvrant la face, cette combinaison présente là pour couper l'humanité commune aux visages à travers l'échange du regard. Couper le lien.

 

« ..., donc le voile, comme si le sort de l'humanité allait encore dépendre aujourd'hui de qui détient le pouvoir sur les femmes quant au voile. Et je ne parle pas d'une interprétation abusive du Coran. Saint Paul n'y fut pas pour rien... » Jacques Derrida dans Voiles Hélène Cixous, Jacques Derrida.

 

«  la tête de tout homme, c'est messie ; /la tête de la femme, c'est l'homme.../ Toute femme qui prie ou transmet son inspiration la tête découverte/ déshonore sa tête, oui, comme si elle était rasée.../Car l'homme n'a pas été tiré de la femme, / mais la femme vient de l'homme. /L'homme n'a pas été créé pour la femme, / mais la femme pour l'homme. / Aussi la femme doit avoir sur la tête un pouvoir [un insigne du pouvoir, un signe d'autorité, potestatem, exousian], / à cause des messagers » L'Épître aux Corinthiens Saint Paul citée et commentée par Jacques Derrida.

Hélène Cixous, Jacques Derrida Voiles.

 

 

 


 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

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