25 mai 2009
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Par extension, après TROPHÉES, KÁRA, poursuivre cette atteinte faite au visage, cet « encapuchonnement » en travaillant le visage voilé.

Travailler sur la combinaison recouvrant la face, cette combinaison présente là pour couper l'humanité commune aux visages à travers l'échange du regard. Couper le lien.
« ..., donc le voile, comme si le sort de l'humanité allait encore dépendre aujourd'hui de qui détient le pouvoir sur les femmes quant au voile. Et je ne parle pas d'une interprétation abusive du Coran. Saint Paul n'y fut pas pour rien... » Jacques Derrida dans Voiles Hélène Cixous, Jacques Derrida.
« la tête de tout homme, c'est messie ; /la tête de la femme, c'est l'homme.../ Toute femme qui prie ou transmet son inspiration la tête découverte/ déshonore sa tête, oui, comme si elle était rasée.../Car l'homme n'a pas été tiré de la femme, / mais la femme vient de l'homme. /L'homme n'a pas été créé pour la femme, / mais la femme pour l'homme. / Aussi la femme doit avoir sur la tête un pouvoir [un insigne du pouvoir, un signe d'autorité, potestatem, exousian], / à cause des messagers » L'Épître aux Corinthiens Saint Paul citée et commentée par Jacques Derrida.
Hélène Cixous, Jacques Derrida Voiles.




15 mai 2009
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MASCARADE
huile sur toile
195x130cm
2009
« Un masque est un visage qui cachemontre, un masque moque. Un masque en dit longs, c'est-à-dire, trop long, pas assez long et rien du tout. Un tas d'êtres en entrelacement se tapit dans le masque. » Hélène Cixous Ciguë
Au sujet de la peinture et non plus de l'image.

Détails
12 mai 2009
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Petite pièce
Huile sur toile
18x12cm
2009
8 mai 2009
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30 avril 2009
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23 avril 2009
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« ...ces existences portées jusqu'à l'extrême public, ces patientes appropriations d'un coin de rue, d'un trottoir, et ces vies dissolues dans le mouvement et le passage. » Philippe Vasset Un livre blanc
RELÉGUÉE
huile sur toile
195x130cm
2009
RELÉGUÉE : fragment de réel qui fait irruption.
Utiliser la combinaison, le tissage de cette rencontre visuelle dans une galerie marchande, la lecture de Un livre blanc de Philippe Vasset, l'implication sur ce terrain de l'installation de Barthélémy Toguo Climbing down et la lecture de Triste Pontiques d'Ovide (traduction de Marie Darrieussecq).
Toujours travailler sur ces frottements, avec ces frictions.
« ...va tout simple
sans ornements savants
comme il sied aux exilés
un habit de tous les jours
les déshérités ne portent pas de pourpre... » Ovide
L'espace de la toile reprend ces espaces blancs, ces espaces de relégation.
« ..les blancs de la carte masquaient, c'était clair, non pas l'étrange, mais le honteux, l'inacceptable, l'à peine croyable..» Philippe Vasset
Le corps est laissé sans ombre portée, comme sans matérialité. Le siège lui aussi disparaît, ne reste qu'à l'état de trace, d'ébauche. Corps et sac sont dans une lévitation de non appropriation, de non reconnaissance. Le corps est là mais sa présence n'est pas prise en compte dans l'espace social, il est en marge.
« Le dénuement d'ordinaire relégué à la périphérie ou aux profondeurs de la ville affleurait à la surface et s'affichait en pleine lumière. » Philippe Vasset
PETITE RELÉGUÉE
huile sur toile
24x16cm
2009
Collection Particulière
19 avril 2009
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Le travail est lent car des vacances s'y sont immiscées.
12 avril 2009
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27 mars 2009
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« La tête, le visage, c'est ainsi dans un être ce que d'abord on voit, ce qui transparaît de chacun sur sa face, ce qui l'identifie et le fait reconnaître dès lors qu'il est présent au regard d'autrui. » Jean-Pierre Vernant L'individu, la mort, l'amour
« Le visage se refuse à la possession, à mes pouvoirs. Dans son épiphanie, dans l'expression, le sensible encore saisissable se mue en résistance totale à la prise. » Emmanuel Lévinas Totalité et infini
Cette peinture qui ne fait que montrer, pointer, se nourrit ici du « frottement », de l'approche de Lévinas en relation avec Vernant.
KÁRA 1
Huile sur toile 54x65cm 2009
KÁRA 2 Huile sur toile 54x65cm 2009
KÁRA 3 Huile sur toile 54x65cm 2009
Après le corps dans la filiation [LIÉ], je retrouve le corps inscrit, marqué par l'Histoire, porteur d'Histoire. Ce travail reprend les notions grecques de kára , « la tête avec valeur métonymique...une façon de dire l'homme lui-même, comme individu. » énoncées par Vernant et déjà approchées dans Trophées qui travaillait l'altération par le grotesque, ici le visage est nié par la disparition..
Montrer à travers la trivialité voire l'obscénité du sac poubelle, ces sacs-là associés à Abou Ghraib, montrer donc « l'outrage qui s'attaque à l'intégrité du corps humain »(Vernant) en s'attaquant en premier lieu au visage car porteur de cette « valeur métonymique » de l'humain, de l'individu.
« Tuer n'est pas dominer mais anéantir, renoncer absolument à la compréhension. Le meurtre exerce un pouvoir sur ce qui échappe au pouvoir...L'altérité qui s'exprime dans le visage fournit l'unique matière à la négation totale » Emmanuel Lévinas Totalité et infini
« Dans la mort, les humains sont appelés des « têtes », mais encapuchonnées de nuit, enveloppées de ténèbres, sans visage. » Jean-Pierre Vernant L'individu, la mort, l'amour
25 mars 2009
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