Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 08:10


«  D’abord elle ne vit rien, parce que les fenêtres étaient fermées ; après quelques moments elle commença à voir que le plancher était tout couvert de sang caillé, et que dans ce sang se miraient le corps de plusieurs femmes mortes attachées le long des murs (c’étaient toutes les femmes que la Barbe bleue avait épousées et qu’il avait égorgées l’une après l’autre). » Perrault Contes






Les Dégouttantes
Huile sur toile 97x195cm
2009



Où « les corps de plusieurs femmes mortes et attachées le long du mur » sont des figures tutélaires qui usent de leur antériorité d’épouses de la Barbe Bleue pour se pencher sur la nouvelle épousée et lui révéler le secret. Cette jeune femme, en ouvrant le cabinet, outrepasse le tabou.
Recherche de connaissance et révélation des corps suppliciés.
Le surplomb des corps, le regard morne ou ahuri, sans attache au présent, disent le grotesque d’une situation irréversible, subie : seul le passage de la connaissance, l’avertissement sont possibles. Ces  « attachées » le sont par leur sort commun. Le lien, la ligature se trouvent dans la circulation des mains qui s’attrapent, se maintiennent dans l’effroi partagé.













Partager cet article
Repost0
13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 07:30








Cette toile est mal aisée: une difficulté.
Je besogne, je trime.Je peux peu!









J'y retourne.




Partager cet article
Repost0
4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 10:13

























Partager cet article
Repost0
23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 06:01

«  La dépouille de l’Âne est un masque admirable »





LA GAUPE

Huile sur toile 116x89cm
2009

« Cette Peau d’Âne est une noire Taupe

Plus vilaine encore et plus gaupe »

Charles Perrault

 








Détails



La Gaupe/étape


Partager cet article
Repost0
16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 07:01

 

 

Dans la foulée d’HYBRIDE une lecture des contes merveilleux de Perrault. Prendre le conte comme un « embrayeur».

Je cherche à dire la même chose, encore et encore mais avec un pas de côté. Encore et encore je penche, je laboure ces plates-bandes de l’humanité ; chaque fois, je m’étaye sur des textes qui ne cessent de dire cette ombre.

 


GAUPE : Terme d’injure et de mépris. Femme malpropre et désagréable. (Littré)




















Partager cet article
Repost0
9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 06:05









HYBRIDE

huille sur toile 116x89cm
2009
Collection particulière





Détails
















Petites Pièces
14x18cm
2009





Partager cet article
Repost0
2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 06:19
 







Série de trois huiles sur toile
10x15cm
2009



En extension du mythe de Philomèle, travailler à la fois la blessure faciale, l'atteinte au visage (questionnement de cette année dans mon travail) et l'impossibilité de la respiration, du souffle: apnée.La bouche comme une plaie.
Et là, reviennent en mémoire les travaux d'Otto Dix et de Henry Tonks, témoignage de mutilations réelles.


  Otto Dix Mutilé de Guerre 1922 
     Henry Tonks Study of Facial Wounds 1916-17




Partager cet article
Repost0
25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 05:41
 



Série de huit aquarelles sur papier
10x15cm 2009











Partager cet article
Repost0
18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 06:26

 

 

 

 

 

 

 

APNÉE


Cabane  et meuble en carton

Installation de vingt quatre "langues" de soie

Tiroirs contenant neuf broderies sur drap

 

 

Souffle coupé, mutisme infligé : travailler à travers le mythe de Procné et Philomèle raconté par Ovide et grâce à l’étude de Françoise Frontisi-Ducroux Ouvrages des Dames Ariane, Hélène, Pénélope.


Cette installation veut lier cette histoire emblématique et la quotidienneté contemporaine des exclus. Rendre compte de ce même outrage, de cette même parole niée, de cette même déshumanisation par le rejet, dans un « en-dehors », dans la « jungle », en clandestins, en transit, refoulé, vivant dans « des niches humaines ».

 

 

 

 

 

Les Langues

 

 

 

 

 

 

 

 

LE SECRET-AIRE

Meuble à neuf tiroirs contenant le secret "raconté"  par la broderie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 18:40

 

« Le dieu du jour avait accompli à travers les douze signes sa course d’une année ; que pourrait faire Philomèle ? Des gardes s’opposent à sa fuite ; autour d’elles se dressent les épaisses murailles de la bergerie, construite avec des pierres massives ; sa bouche muette  ne peut révéler le forfait. » Ovide Les Métamorphoses Livre VI Procné et Philomèle Traduction de Georges Lafaye

 

Je continue ce travail sur Philomèle ; comment rendre compte de cette « solitude ignoble », de cette déshumanisation infligée de surcroît ? Cette jeune athénienne violée, mutilée, abandonnée à sa solitude m’a tirée vers les exclus : sans papiers, sans domicile fixe, les « sans ». Ceux , qui abandonnés,  ne peuvent témoigner. C’est pourquoi, la cabane est de rebut. Des cartons glanés sur les trottoirs ; passer dans l’interstice laissé entre le dépôt des commerçants et l’enlèvement des éboueurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

Maisons Témoins

« Romain et Laurent fabriquent des dizaines d’autres maisons en carton et les disséminent dans la ville, à proximité des bouches de métro…L’opération, comme souvent est baptisée- pour être solennelle, repérable et historique : « Welcome Homeless »…Des maisons pur rien, des machins bricolés, qui apparaissent disparaissent, qui isolent à peine, protègent que dalle ferment pas à clé, ne résolvent rien, sont déjà ça, déragent le bel ordre citadin qui ne tient jamais très longtemps ; dans les villes l’ordre heureusement ne tient jamais très longtemps.

Ces cabanes en carton larguées dans Paris sont des niches humaines ; certaines à toit plat, d’autres-comme des chalets miniatures-à toit double pente. Romain et Laurent leur donnent l’allure de maison standardisées, mais à zéro euro : une palette forme un planché surélevé, à 10 centimètres du sol, minimum pour isoler la cabane de l’humidité, du froid, de la saleté. Des tubes de cartons, récupérés chaque soir par Romain et Laurent dans les poubelles du Sentier avant que les éboueurs passent, font quatre murs et un toit. C’est autour de ces tubes de carton, qui encombrent les conteneurs par dizaine à partir de 18 heures, que sont enroulés les tissus. Carton, ressource urbaine inépuisable comme le bois. Haut pouvoir isolant. Quelques tubes de PVC aussi. Romain et Laurent…assemblent les cabanes sur place, la nuit, éléments reliés entre eux par du gros scotch de déménagement, les abandonnent et reviennent au petit matin, en espérant qu’elles soient habitées. La plupart des cabanes sont investies, comme une évidence, dans l’heure qui suivit leur installation, par des SDF- premier arrivé, premier servi. Sont venus avec leur duvet un réchaud, deus trois affaires, provisions aménagement sommaire…Beaucoup y habitent encore-six mois après-, y ont pris leurs habitudes, dormir, se cacher, entreposer quelques boîtes de conserve et un pull chaud »

Joy Sorman Gros Œuvre

 

 

 


 

 

Cabanes Calais

« Habiter c’est juste se couvrir la tête, s’isoler d’un sol boueux et froid, quelques centimètres au-dessus de la terre humide et un carré de plastique pour se protéger, se désolidariser du ciel. Ne pas se retrouver surpris et trempé par la pluie, transi sans doute, mais au moins sec… »

« Ils vivent dans les bois, ils vivent dans les cabanes en espérant. C’est là que logent les exilés, des journées entières dans les arbres, dans les ronces, dans la merde et les ordures. À attendre de passer de l’autre côté, du bon côté- si seulement. »

« Dans ces bois en bordure de zone industrielle, coincés ente des parkings, des dunes mitées, un site de stockage de déchets, ils vivent en clandestins et en transit, refoulés, se fondent dans la tristesse d’une nature rongée par la pollution…Des bois crasseux en bord de ZI où se terrer en attendant. »

« Habiter, le plus petit dénominateur commun, la limite le presque rien. Ce sont à peine des cabanes- petits abris sommaires-, plutôt des amas de matériaux de récupération empilés de manière à configurer un cube, une forme approchante, à l’intérieur duquel pouvoir se glisser, tant bien que mal. »

Joy Sorman Gros Œuvre

 

Et puis voilà, Eric Besson annonce le démantèlement  de la « Jungle » de Calais…

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Agnès Mariller
  • : "Blog d'atelier" La recherche, le travail dans leur élaboration.
  • Contact

Recherche