
GROTESQUE
Huile sur toile
100x81 cm
2017
Travailler avec un corpus d’images en tête, un musée imaginaire,.
Convoquer ces images qui construisent, étayent le travail.
Ici, Saint Jérôme pénitent dit aussi Saint Jérôme à l’auréole de Georges de LA TOUR.
Le pied de Jérôme, ce pied crispé, recroquevillé, toutes proportions gardées, peindre dans cette veine-là. S’approprier une matière fine et maigre, travailler à l’os cette chair vieillie, usée témoignant de la faiblesse de la condition humaine, « cette mesme condition nostre ». La construction rejoint celle de G. de La Tour par les angles des jambes qui obliquent radicalement, lignes brisées
Le crâne de la vanité en partage aussi.
Mais une dérision grotesque. Une posture difficile à tenir, ridicule par là-même, imbécile (> du latin imbecillus, proprement « sans bâton, sans soutien »).
GROTESQUE
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BIDON
Huile sur toile
180x80 cm
2017
BIDON : - récipient portatif et fermé
- faux, simulé
Je m’insère à pas feutrés dans la représentation de Madeleine, figure de l’histoire de la peinture que je m’approprie, que je visite.
Marie-Madeleine est picturalement présente dans les crucifixions, les mises au tombeau, elle est celle qu’on reconnaît dans le groupe à ses cheveux dénoués et à son pot d’onguent. Chevelure libre et petit vase de parfum sont ses emblèmes.
Repentante, elle est représentée le regard perdu, la main posée sur un crâne (cf Georges de la Tour, La Carvage)
Le pot de parfum est ici un bidon renversé qui semble un visage, un masque (persona en latin signifie masque), un alter ego et le crâne posé sur le tabouret d’atelier, un memento mori .
Voilà, c’est ici que je me faufile, dans cette représentation et la tire à moi, la fait mienne.
Dans l’aspect vain de toute vie et de sa représentation, son côté bidon entre questionnement , interrogation et autodérision.
Ah! Par contre les cheveux manquent....
BIDON
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DISPERSION 3
Huile sur bois
18x24 cm
2017
Extirper quelques formes de l’abîme, des couches d’obscurité, des ténèbres environnantes.
Petit à petit, apporter des touches de matière claire qui, petit à petit, font émerger les figures.
Ce travail de peinture en pratique est à l’opposé de ce qu’induit le titre ; une clarté extirpée de l’obscurité tandis que le titre implique, au contraire, une dilution dans les ténèbres.
Au début, le noir du fond appliqué.
Les corps apparaissent ensuite.
C’est ce noir, ce vide, ce trou noir rectangulaire qui permet à la clarté d’affleurer, d’être visible : un paradoxe.
DISPERSION 4
Huile sur bois
18x24 cm
2017
DISPERSION 5
Huile sur bois
18x24 cm
2017