La toile atteint cet état qui m'inflige un doute à la fois et douloureux et enthousiasmant.
Là, où il va falloir que je me batte avec elle pour que ÇA émerge.
La toile atteint cet état qui m'inflige un doute à la fois et douloureux et enthousiasmant.
Là, où il va falloir que je me batte avec elle pour que ÇA émerge.
Reprendre possesson du lieu.
Réchauffer. Rechauffer la main pour le dessin.
Second accrochage : huiles sur toile et installations.
Ouverture : jeudi 18 , vendredi 19, samedi 20, dimanche 21 de 10h à 12h et de 14h à 19h.
Première pièce.
Deuxième pièce.
Troisième et dernière pièce.
Après la soupe du vernissage, finissage dimanche à partir de 10h autour de tartines de confiture.
Cet accrochage durera jusqu'au dimanche 14 novembre inclus, de 10h à 12h et de 14h à 19h.
Première pièce
Deuxième pièce
Troisième pièce.
Merci à tous d'être venus partager...une soupe!
Le second accrochage sera visible du jeudi 18 novembre au dimanche 21, de 10h à 12h et de 14h à 19h.
Venez nombreux au finissage autour de tartines, dimanche 21 à partir de 10h.
Je présenterai mon travail en deux accrochages distincts, alors, soyez courageux et venez deux fois... et n'oubliez pas de vous habiller chaudement...
Crayons de Couleur
10x15 cm
2010
«...hagards de rage et d'impuissance.»
«...abandon de soi au cours pesant et lents des choses...»Patrick Declerck LES NAUFRAGÉS
LA BILE NOIRE
Huile sur toile 100x81cm
2010
La Bile Noire, attente en mélancolie.
Attente en destin non maîtrisé.
L’attente des êtres «infâmes», êtres sans réputation.
Une mélancolie, être là laissé pour compte: «...l’immobilité ahurie d’une durée vide...» Philippe Forest LE SIÈCLE DES NUAGES
L'autre dans son étrangeté mais qui n’engage pas immédiatement l’empathie..
La différence, là, un visage peu amène, crâne chauve.
Quand l’espace ne peut contenir même s’il est plus grand que le corps. Un espace, malgré sa taille, restreint, impuissant.
Face sans cheveux, tronquée.
Pas immédiatement identifiable.
Pas immédiatement catégorisable.
L’Autre.
Quand l’empathie n’est pas dans l’allant.
Figure immergée dans le fond, engloutie quand l’espace broie.
Manque de repère spatial.
Le corps émerge mais le vêtement se noie dans l’espace, s’oublie.
LA BILE NOIRE
Détail
Les encres sur carnet, les essais.
LES PLEURANTES
Huile sur toile en deux panneaux 154x100cm
2010
À Pleureuses, j'ai préféré Pleurantes.
J'aime la lourdeur, la pesanteur du participe présent.
De plus,Pleureuses, le terme était trop connoté dans la représentation, trop dans l’extériorité de la douleur.
Après BAUBÔ, cette toile découle de la description de la dépression de Déméter faite par Homère: «le visage défait, le corps rétracté, elle semblait une vieille femme, portant la tête basse, le regard éteint, fatigué...»
Pas de liaison des corps apposés.
Les corps vides du deuil.
Corps faibles, débiles. Toujours la chair, Memento mori.
Rien de lisse là dedans.
Comme le corps, la touche porte le temps, en est le témoin, à travers les strates (jus, coulures,..). Aux défauts du corps correspondent les strates de couleurs déposées, l’effleurement des couches successives laissant apparaître chacune d’elles.
Détail
Détail