Encre sur papier
Encre sur papier
18x16cm
Encre sur papier
15x21cm
Encre sur papier
15x21cm
Encre sur papier
15x21cm
Encre sur papier
25x25cm
Encre sur papier
15x21cm
Encre sur papier
Encre sur papier
18x16cm
Encre sur papier
15x21cm
Encre sur papier
15x21cm
Encre sur papier
15x21cm
Encre sur papier
25x25cm
Encre sur papier
15x21cm
RESTREINTE 1
Huile sur toile
65x46 cm
2012
RESTREINTES : des mains obstruant, un tremblement de la peinture.
Corps abrités retranchés entre protection et restriction de l’espace. Un abri ambivalent.
Mains qui cachent, étreignent, restreignent.
Le tremblement comme une gestuelle de l’incapacité, du retranché.
Le tremblement de la matière picturale, de cette superposition de peinture pour dire le temps, le temps du peindre, le temps du questionnement.
Un champ de tension.
Le tremblement comme un inaccomplissement.
RESTREINTE 1
Détail
RESTREINTE 1
Détail
RESTREINTE 2
Huile sur toile
55x46 cm
2012
Collection particulière
RESTREINTE 2
Détail
RESTREINTE 2
Détail
RESTREINTE 2
Détail
Aquarelle et encre
7x5 cm
2012
Collection particulière
Aquarelle et encre
7x5 cm
2012
Collection particulière
Aquarelle et encre
7x5 cm
2012
Collection particulière
Minuscules pièces de reprise dans la suite des Débiles et dans le travail des Restreintes.
L'atelier est fermé.
Réouverture : vendredi 24 août.
Bon été à tous!
LES RESTREINTES
Encre sur papier
14x21 cm
2012
LES RESTREINTES
Encre sur papier
14x21 cm
2012
LES RESTREINTES
Encre sur papier
14x21 cm
2012
LES RESTREINTES
Encre sur papier
14x21 cm
2012
LES RESTREINTES
Encre et aquarelle sur papier
14x10 cm
2012
LES RESTREINTES
Encre sur papier
14x21 cm
2012
LES RESTREINTES
Encre et aquarelle sur papier
14x10 cm
2012
Collection particulière
L’UN SEUL, une peau sur laquelle affleure le chaos intime.
Un tissu de mots.
Montage de mots glanés. Association de l’empreinte du corps sur le drap et de l’empreinte de l’être dans les mots.
Les textes et poèmes sont de Pierre Bergounioux in Carnet de notes 2011-2010 et d'Emily Dickinson traduits par Claire Malroux in Chambre avec vue sur l'éternité de Claire Malroux.
L'UN SEUL
≈200cmx130cm
Broderie, étiquettes tissées,écriture à l'aide de tampons encreur sur drap.
2012
« Ces choses qui tombent de nos écorchements, ces écorces d’images et de textes montés, phrases ensemble. » Georges Didi-Huberman Écorces
Je garde en réserve des toiles, des draps surtout.
Ces toiles, qui une fois cousues, marquées par la broderie, ont été livrées aux corps qui les ont façonnées, travaillées, imprimées. Après quoi ces draps ont souvent été ravaudés, rapiécés pour contrecarrer l’usure.
Tissu porteur de tant d’empreintes, le drap est tellement fascinant par le travail incroyable exercé par les mains, le corps qu’il est impossible de laisser de telles empreintes à l’abandon, une telle force.
Bouts de draps, écorces de vies, écorces de corps.
De la même façon, lectrice, je glane les phrases, que je collecte dans des carnets. Textes qui font avancer mon travail.
Ici, j’ai mis en parallèle des poèmes d’Emily Dickinson et des phrases extraites du journal de Pierre Bergounioux Carnet de Notes 2001/2010.
Mots qui disent ce même désarroi, cette même in-quiétude, cette même in-tranquillité. Des histoires de solitude, de solitude commune, d’étroitesse, d’ombres ennemies.
Je glane les mots et les draps d’autrui. J’associe des solitudes. J’assemble des individualités, des solitudes exprimées par le texte ou par l’anonymat de l’usure : des vulnérabilités communes.
Le drap est une peau sur laquelle affleure l’intime comme ces textes choisis.
Travailler avec la résonance des textes lus.
« À proprement parler, dans l'écriture et dans la lecture il n'y a pas d'échange, pas de communication. Mais deux modalités de la solitude comme ouverture à autrui. »
Jean-Michel Maulpoix
Quand le tremblement de la résonance fait se fissurer le solitude,du lecteur.
Ces phrases, je les écris par un travail «opiniâtre et méticuleux», une impression par les mains, brodées par le menu.
En passant les mots au tamis, au sas : ressasser.
Une dilatation du temps, dans le corps du texte. Le répétitif du point «Bourdon» me correspond par cet entêtement du travail : Buzz.
La broderie est la part matériel du mot, un volume minimal sur la surface de vie.
Le rythme de la boucle, du fil unique et infini.
Le temps en ses dépôts.
Du temps d’écriture/du temps vécu/du temps de lecture, de broderie.
L'UN SEUL détail
" Through the straight pass of suffering " Emily Dickinson
" Par le col étroit de la souffrance " Traduction de Claire Malroux
L’envers qui permet la lecture d’une écriture différente, liée par le fil courant, ce lien ténu. L’envers révèle une fragilité supplémentaire.
«...mêmes carences, l’étroitesse, la tristesse des jours, l’insuffisance sentie de la vie...»
Pierre Bergounioux Carnet de notes 2001-2010 p. 9/10
«Les ombres ennemies attendaient patiemment à mon chevet que j’ouvre les yeux.»
Pierre Bergounioux Carnet de notes 2001-2010 p.795
L'UN SEUL
détail
Broderie (point Bourdon), tampon.
L'UN SEUL
envers
Pour être hanté-nul besoin de Chambre -[...]
Le Cerveau a des Couloirs- pires
Qu’un lieu matériel-
Emily Dickinson traduction Claire Malroux
L'UN SEUL
détail
Envers avec broderie initiale du drap
I tried to think a lonelier Thing
Than any I had seen-
Some Polar Expiation-
Emily Dickinson
J’essayais d’imaginer Solitude pire
Qu’aucune jamais vue-
Une Expiation Polaire-
Traduction de Claire Malroux
Il faut lire Lonelier. L'erreur (réelle), un défaut comme cette pièce ravaudée.
Après le poème brodé, la traduction est écrite avec un petit tampon, lettre à lettre.
L'UN SEUL
détail
deviner- avec [son] âme seule / Contre la vitre.
Emily Dickinson traduction Claire Malroux
L'UN SEUL
Broderie sur drap avec jours et broderie initiale.
With Blue- uncertain stumbling Buzz-
Emily Dickinson
un incertain, trébuchant- Bleu Bourdonnement-
Traduction de Claire Malroux
Pièce avec erreur, "blue" ayant été oublié.
Envers
Pièces intentionnellement assemblées de façon grossière.
«Tout est dit depuis le commencement et quoi que l’on fasse, c’est en vain.»
Pierre Bergounioux Carnet de notes 2001-2010 p. 287
Étiquettes tissées.
Une Fosse-mais le ciel au-dessus-
Le Ciel à côté, le Ciel à l’entour;
Et pourtant une fosse-
Emily Dickinson traduction Claire
L'UN SEUL
détail
«...inopinément, à disparaître sans bruit pour m’en aller crever, couché en chien de fusil, à l’écart, dans un fossé.»
Pierre Bergounioux Carnet de notes 2001-2010 p 589
Les mots de Dickinson scandent la surface du drap et font le parallèle avec les phrases de Bergounioux.
Broderie au point Bourdon et texte imprimé à l'encre, lettre par lettre.
Broderie retravaillée à la machine à coudre.
Je n’aime pas les poèmes de la nourriture, mais les poèmes de la faim.
Antonin Artaud
Mon travail a toujours traqué ou plutôt révélé la faiblesse du corps afin de voir à travers cette faiblesse-là.
Tout mon travail tourne autour de cette vision du monde au travers de cette faiblesse et de l’in-quiètude qui en découle.
Alors lorsque mon propre corps est faible, il devient encore plus intéressant de l’utiliser et de travailler avec le restreint infligé.
Abandonner les grands formats, l’huile pour se clore, s’enfermer dans un carnet, le dessin, l'aquarelle.
LES DÉBILES
Encre sur papier
25x25 cm
2012
LES DÉBILES
Aquarelle et encre sur carnet Moleskine® format japonais
69 figures 270x14 cm
2012
Un travail ténu mais utilisant la douceur intraitable du feutre qui ne tolère aucun repentir pour le dessin de cette litanie des corps ainsi que l’aquarelle, technique qui porte un «doucereux» en contradiction avec la forme.
Jouer avec le dérisoire : autodérision.
(Collection particulière)
J’aime aussi que la banalité d’un petit carnet noir renferme des heures de travail qui ne peuvent être vu que dans le temps, le déploiement de la forme.
Le format japonais offre la possibilité du déploiement.
Le format japonais se déploie, se contracte comme une respiration.
Pneuma.
Un éventail qui se déplie, ouvre son souffle.
Un déploiement que j’ai utilisé dans le ressassement, travailler de l’infime à répétition.
La répétition de ces soixante-neuf figures faibles portant leur bassin en bannière.
LES DÉBILES
Détails
J’ose citer, sans vergogne, toute honte bue, pour un travail des plus mineurs, Les Las de Vivre de Ferdinand Hodler et Clotho de Camille Claudel.
LES LAS DE VIVRE II
Ferdinand Hodler
après 1892
TORSE DE CLOTHO CHAUVE CLOTHO (détail)
Camille Claudel Camille Claudel
1892 1893









LES DÉBILES
Encre sur carnet Moleskine®
Format japonais 270x14 cm
2012
F 52
Encre et aquarelle
24x32 cm
2012
F 52
Crayons de couleur
21x29,7 cm
2012
F 52
Encre et aquarelle
21x29,7 cm
2012
F 52
Encre et aquarelle
21x29,7 cm
2012
F 52
Encre et aquarelle
10x15 cm
2012