"NOTRE BESOIN DE CONSOLATION EST IMPOSSIBLE À RASSASIER"
(Titre emprunté au texte de Stig Dagerman)
Huile sur toile
146x114 cm
2021
Dans cette construction en triangle, deux corps intimement liés, des objets prosaïques tirés du quotidien et un crâne.
L’association crâne/objets amène la référence de la Vanité mais ces peintres-là, des XVI°, XVII° associaient leur savoir faire à la représentation d’objets rares, précieux, variant les matières afin de montrer lavirtuosité de leur peinture; rien de tel ici, du plastique, du métal, des surfaces froides et lisses: une Vanité contemporaine.
Deux figures enchâssées dans une mélancolie des regards.
Enchevêtrements des lignes des corps en lumière, les lignes rompues auxquelles répondent les courbes et les couleurs des objets.
Le regard est appelé à glisser sur ces corps, à les effleurer comme la lumière puis ricocher sur le bas à droite de la toile, appelé, convoqué par les couleurs.
Seul le crâne semble sourire dans cette mélancolie des figures et cette dérision des objets représentés
Nos temps actuels de contacts restreints, de distanciation sociale me poussent à cette mélancolie des étreintes représentées.
"NOTRE BESOIN DE CONSOLATION EST IMPOSSIBLE À RASSASIER"
Graphite, gouache, collage sur carnet format japonais
14x260 cm
2021
De petits dessins de personnages agglutinés dans un carnet.
De petits personnages qui se heurtent entre eux et aux bords, aux plis du carnet malgré son déploiement.
Ces petits personnages cherchent le lien, le contact, parfois y arrivent et parfois leur étreinte est grotesque, seulement grotesque.
Depuis 2012, je me sens à l’aise, au chaud dans ces carnets humbles et pudiques; ces carnets qui ne se découvrent que par le maniement, par l’action des doigts et vite se referment dans leur coffret.
Depuis 2012, j’aime y revenir.
Seules les techniques diffèrent : feutre et aquarelle, graphite, puis graphite avec ajout de gouache.
La minutie du travail m’a portée vers la miniature, en toute modestie.
Je m’y suis penchée.
HUG reprend, réinvestit humblement ces techniques phénoménales par le travail d’une petite enluminure pour introduire le titre et une gouache pour clore le carnet.
Le travail de la gouache reprend des motifs décoratifs de débordement, les couleurs. Quelques motifs et collages de vieux papier scandent la litanie.
Graphite sur carnet format japonais avec rehauts de gouache et collage de vieux papiers
14x270 cm
2021
Une farce humaine qui ricoche de dessins en dessins au gré du déploiement du carnet, scandée par les rehauts de gouache et l'ajout de touches de papier vintage.
Du grotesque,de l'humour et de la dérision, le tout à travers des corps liés, sans distanciation sociale !!!
FARCE
Graphite sur carnet format japonais avec rehauts de gouache et collage de vieux papiers
Confronter la vulnérabilité du corps, le vivant de la peau à la matière inerte d’objets sans valeur dans une composition grotesque.
Le rapprochement improbable d’un nu et d’objets pour pointer, créer un hiatus.
Une main dans un appui vain, les doigts écartés sur le noir de la toile.
Le corps est travaillé en une superposition de lavis comme une fragilité laissant affleurer les différentes tonalités, rien de définitif dans la manière de peindre même, tandis que les objets affirment leurs formes et leur rigidité anguleuse et que les lavis utilisés se recouvrent.
Une vulnérabilité du corps témoignage du « foireux et misérable » de tout humain.
Vulnérable, vieillissant, imparfait, peut-être, mais vivant.