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SANS TITRE
Huile sur aluminium
2021
Travailler la nudité du visage sur un nouveau support : une expérimentation.
Sur aluminium, pour une matière sans aspérité, une caresse.
Traquer la vie, la chaleur d’une peau, d’un visage et les restituer avec douceur, par l’application délicate de la peinture à l’huile.
SANS TITRE 1
Huile sur aluminium
30x20 cm
2021
SANS TITRE 1
Détails
SANS TITRE 2
Huile sur aluminium
30x20 cm
2021
SANS TITRE 2
Détails
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LE VIDE COMME APPUI
Hile sur toile
130x81 cm
2020
Confronter la vulnérabilité du corps, le vivant de la peau à la matière inerte d’objets sans valeur dans une composition grotesque.
Le rapprochement improbable d’un nu et d’objets pour pointer, créer un hiatus.
Une main dans un appui vain, les doigts écartés sur le noir de la toile.
Le corps est travaillé en une superposition de lavis comme une fragilité laissant affleurer les différentes tonalités, rien de définitif dans la manière de peindre même, tandis que les objets affirment leurs formes et leur rigidité anguleuse et que les lavis utilisés se recouvrent.
Une vulnérabilité du corps témoignage du « foireux et misérable » de tout humain.
Vulnérable, vieillissant, imparfait, peut-être, mais vivant.
LE VIDE COMME APPUI
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TROIS MÉLANCOLIES
Huile sur toile
55x99cm
(Trois châssis entoilés de 33x55cm chacun)
2020
Travailler sous la forme d’un triptyque, c'est déjà signifier une liaison malgré des coupures.
Le lien file de panneau en panneau ; ces solitudes mélancoliques sont liées malgré tout par les mains qui font passage.
Seul le premier regard ouvre l’espace vers l’extérieur et le regardeur, tandis que les deux autres restent immerger dans le vague de leur solitude.
Ce travail est, peut-être, le résultat de la nostalgie des liens physiques suspendus et manquant en cette période de crise sanitaire…
TROIS MÉLANCOLIES 1/3
TROIS MÉLANCOLIES 2/3
TROIS MÉLANCOLIES 3/3
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CIRCONSPECTION
Huile sur bois
70x100cm
2020
Le passage, le ricochet de main en main, de regard en regard.
Les mains se touchent, touchent les corps ; les peaux se chevauchent.
Les regards font ligne, horizontalité sans se croiser ; chaque regard reste dans son quant-à-soi, son unicité, sa solitude et semble questionner l’extériorité du tableau.
Les corps semblent coincer dans la surface peinte tandis que les regards plongent en dehors du support apportant une profondeur d’espace.
Seules les mains font bloc, font lien et cette circulation bute sur l’escabeau.
Mêler ainsi la chaleur, la douceur du rendu de la peau et la froideur d’un objet métallique.
En tête, il y ça quand je travaille, ce qui fait fond et ressort, impromptu !
Ici, de la Tour, Caravage : ces peintres de groupes humains dans lesquels, par lesquels, ça circule de mains en mains et de regards en regards.
CIRCONSPECTION
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SANS TITRE
Huile sur bois
18x24 cm
2020
(Collection particulière)
SANS TITRE
Huile sur bois
18x24 cm
2020
(Collection particulière)
Ce plaisir incroyable et jamais démenti de scruter un visage pour le transcrire. Chaque fois, tout recommence, page blanche (si l'on peut dire!), table rase et plaisir aussi.
Travailler les superpositions de glacis pour faire émerger la subtilité de la peau.
Le tableau est un dépôts de temps tout comme la peau!
DÉTAILS
DÉTAILS
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DES BLEUS
Huile sur toile
130x97 cm
2020
Le titre joue sur la polysémie du terme « Bleus »….
Des objets déploient un camaïeu de tons bleus, objets disséminés sur la toile, égrainés jusqu’à atteindre une figure quelque peu mélancolique.
La construction est établie sur une diagonale qui ricoches de forme une forme, remontant les objets jusqu’à atteindre des angles fermés (cuisse/jambe, bras/avant-bras) pour aboutir à ce regard circonspect encadré de l’angle paume/doigts et arcade sourcilière/nez.
Une crispation hachée.
DES BLEUS
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DES BLEUS
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DES NOUS NOUÉS 1 & 2
Livres d'artiste
Confinée, mon besoin, ma nécessité a été de travailler avec des matériaux pauvres en écho au restreint imposé ce qui m’a tournée vers le papier, le dessin et l’expérimentation du stylo bille, nouvelle pour moi.
Idée de faire des livres d’artiste, de confiner les dessins eux-mêmes dans des coffrets.
Ce travail comme une réaction aux mesures de ce post-confinement, un appel, une apostrophe, une émotion face aux distanciations corporelles demandées, exigées pour nous prémunir.
Que devient un visage où seuls les yeux émergent ?
Que devient le désir du contact physique ?
Que devient cet allant des corps emmêlés, cette chorégraphies des corps?
La forme du leporello s’est imposée pour sa basse continue de dessin en dessin. L’ajout de bribes de textes qui m’étayent et la symbolique du fil pour renforcer ce lien.
UN NOUS NOUÉ 1
Leporello de cinq pièces (14x21cm) sur papier Arches
présenté dans un coffret
Stylo Bic Cristal/Graphite et mine de plomb/Huile sur papier apprêté/Stylo Bic et encre de chine
UN NOUS NOUÉ 2
Leporello de cinq pièces (14x21cm) sur papier Arches
présenté dans un coffret
Stylo Bic Cristal/Graphite et mine de plomb/Stylo Bic et encre de chine
Un corps organique auquel je suis immédiatement « présent » dont je dispose d’une façon immédiate et auquel je coordonne le perçu (je perçois avec des organes, avec les mains, avec les yeux…). Voilà toute la liste de mes possessions […]
Gilles Deleuze Le Pli
On n’est pas un autre. On est ce corps, on n’est que ce désir bordé de limites, cet espoir ceinturé.
Laurent Mauvignier Continuer
[…] les corps ne s’attirent les uns les autres qu’afin de trouver dans leur étreinte ce point où chacun se délivre de sa pesanteur.
Yannick Haenel Je Cherche l’Italie
Cette foule n’est emportée par rien d’unanime. Elle est conglomérat de mille soucis, de peines, de joies, de fatigues, de désirs extrêmement personnels. Ce n’est pas un corps organisé, c’est un entassement.
Jean Giono Vraies Richesses
.....et d'autres citations

SEULS LES REGARDS
Leporello de cinq feuilles reliées par coutures présentées dans un coffret
Dessins au stylo Bic© Cristal bleu sur papier BFK Rives
Huile sur papier Arches apprêté
15x29,7 cm
2020
Confinée, mon besoin, ma nécessité a été de travailler avec des matériaux pauvres en écho au restreint imposé ce qui m’a tournée vers le papier, le dessin et l’expérimentation du stylo bille, nouvelle pour moi.
Idée de faire des livres d’artistes, de confiner les dessins eux-mêmes dans des coffrets.
Ce travail comme une réaction aux mesures de ce post-confinement, un appel, une apostrophe, une émotion face aux distanciations corporelles demandées, exigées pour nous prémunir.
Que devient un visage où seuls les yeux émergent ?
Que devient le désir du contact physique ?
Que devient cet allant des corps emmêlés, cette chorégraphies des corps?
La forme du leporello s’est imposée pour sa basse continue de dessin en dessin. L’ajout de bribes de textes qui m’étayent et la symbolique du fil pour renforcer ce lien.
"Se manifester comme visage, c'est s'imposer par delà la forme
[...] comme la droiture même du face à face, sans intermédiare d'aucune image dans sa nudité, c'est à dire dans sa misère et sa faim "
Emmanuel Lévinas Totalité et Infini
" [...] pour nous, vivre signifie avant toutes choses regarder, goûter, toucher ou sentir le monde "
Emanuele Coccia La Vie Sensible
SEULS LES REGARDS
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