L’humain avec/dans le végétal un des topoÏ de la peinture.
Là, le végétal devient un abri qui révèle aussi.
Mais au-delà de la disparition de la figure, c’est une vénération du végétal peut-être encore une représentation de conservatoire , un végétal en contrepoint : un dialogue, un lien
En participation à nouvelle édition de la Bibliothèque Bleue, exposition de printemps à la médiathèque Jules Verne de la Ricamarie :
Un leporello comme le déploiement des corps enlacés qui s’égrainent au fil des paroles de la Java Bleue, cette rengaine usée peut-être mais, qui malgré tout, dit le plaisir de la sensualité, de la chaleur, des étreintes accordées.
Un leporello qui débute par un hommage à la danse de Matisse, des corps en ronde dans l’énergie de la danse.
Une peinture directement exécutée au pinceau laissant apparaître les repentirs, les hésitations se déploie sur 60 cm. Le carnet mesure 90 cm avec son retour.
La liberté du geste qui glisse sur la richesse du papier puis le travail de couleur arrive pour dire cette danse comme une sarabande qui se déploie sur la carnet.
encadrées sur fond noir (25X60x3 cm) avec un petit relief.
2022
Une joute, une relation entre danse et combat, trois gouaches sur papier qui ricochent de feuille en feuille autour de la référence au Combat de Jacob et de l’Ange de Delacroix.
Pour évoquer le mouvement, le pinceau a couru sur le papier laissant la trace d’un trait nerveux, nervosité accentuée par la vibration des couleurs.
Du mouvement dans ces liaisons/déliaisons aléatoires.
Hybrides comme une réappropriation de la peinture de genre telle que les Trois Grâces ou le jugement de Paris dans une forme grotesque et dérisoire : utiliser un topos de la « féminité » et en changer le message.
Là, aucune beauté offerte mais des corps hybrides formés d’un buste normé, lisse de plastique moulé en opposition à des jambes réelles avec leurs cellulite, veines apparentes, cicatrices….
Formellement une perfection froide face à des jambes sur lesquelles le temps s’est déposé : un vécu rendu par une palette diverse face à des matières sans vie et froides et parfaites qui ne sont que couleur unie.
La toile joue à diriger le regard, à le faire ricocher de lumière en lumière et à emmener le regardeur, à l'inciter à s’approcher afin d’observer la gamme colorée qui joue avec l’abstraction.
Le tableau n’est pas seulement une image mais se doit d’être une richesse chromatique et un travail de glacis.
Outre l’image, la peinture et sa richesse se révèlent dans les détails.